19 mars 2013

Dentiste mystérieux à Manhattan et autres nouvelles - Woody Allen


Publiées en 2007, les 9 nouvelles composant le présent recueil sont elles-mêmes extraites du recueil "Mere Anarchy" (en français "L'erreur est humaine") du scénariste et écrivain américain Woody Allen.

Des personnages déchus en quête (d'un retour) de gloire et d'argent. Dans "Notre père qui êtes sur la toile", Hamish Spencer se fait engager comme rédacteur de psaumes sur Ebay. "Mortelles papilles, ma jolie" ou les aventures d'un détective chargé d'enchérir sur une truffe géante. Mike Umlant, employé dans une baraque à hot-dogs s'imagine reprendre son ancien train de vie de producteur de cinéma dans "Attention, chute de nababs". L'écrivain Flanders Mealworm est sollicité par un producteur de cinéma pour novelliser un vieux film dans "Stylo à gages". Dans "A Vienne que pourra", Fabian Wunch cherche un pigeon investisseur pour sa nouvelle comédie musicale "Fun de siècle".
"Ainsi mangeait Zarathroustra" ou la découverte d'un ouvrage inédit signé Friedrich Nietzsche et intitulé "Mes secrets minceur".
 Un détective se lance à la poursuite d'un tueur en série particulier dans "Un dentiste à Manhattan".
"Théorie des cordes et désaccord" ou la théorie qui permet de relativiser un rateau...
"Prise de bec au procès Disney" revient sur le témoignage farfelu de Mickey Mouse.

" Comme nous le savons, Rome a pendant des siècles considéré le sandwich braisé à la dinde sauce hot comme le summum de la transgression; de nombreux sandwichs ont pendant des siècles été privés de sauce hot et n'ont eu droit de s'embraser à nouveau qu'après la Réforme. Les tableaux religieux du quatorzième siècle représentaient initialement des scènes de damnation où des individus en surcharge pondérale erraient en enfer, condamnés à se nourri de salades et de yaourts.
Les Espagnols se révélèrent particulièrement cruels : pendant l'Inquisition, un homme pouvait être condamné à mort pour avoir farci des avocats avec des miettes de crabe." p.28

Si je connais quelques films de Woody Allen, je ne m'étais jusqu'ici jamais attardée sur ses écrits.
Que les fans cinéphiles se rassurent, on retrouve bien dans ces nouvelles un concentré de "Woody dans tous ses états".
Woody Allen peut se targuer d'une écriture énergique, teintée d'humour et de dérision. Nul doute qu'il prenne beaucoup de plaisir à écrire, cela se ressent à la lecture.
Néanmoins, il est aussi très difficile à suivre par moments. Sans verser dans une forme de condescendance ou de supériorité intellectuelle, il mélange parfois tellement de concepts, de références, de personnages plus ou moins connus pour figurer des expressions et situations que j'ai parfois eu l'impression de rester sur le carreau, particulièrement dans "Ainsi mangeait Zarathoustra" et "Théorie des cordes et désaccord".
En revanche, quand on parvient à le suivre dans son délire, c'est un régal ! J'ai beaucoup aimé les différentes nouvelles consacrées à la folie des grandeurs rattrapée par les coups du sort ironiques de la vie, au flattage d'ego et au succès éphémère qui règne à Hollywood.

Du coup, j'ai envie de dire : à vous de voir :)

L'avis de Kathel




8 commentaires:

  1. Rédacteur de psaumes sur Ebay ??? voilà qui n'est pas banal. En tout cas, rien qu'à lire les titres, le traducteur a dû s'amuser...

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  2. Rien que pour le côté Hollywood, je suis preneuse.

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    1. La plupart tournent autour de ce thème-là donc ça devrait te plaire :)

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  3. C'est marrant, l'histoire du détective qui se lance à la poursuite d'un tueur en série particulier dans "Un dentiste à Manhattan" me rappelle un de ses vieux films très marrants. Je crois que c'est "meurtre à Mahattan". Est-ce que les deux histoires sont semblables? Peut-être que l'une a inspiré l'autre.

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    1. Aucune idée mais ça y ressemble en tout cas :)

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  4. Je partage ton avis, certaines nouvelles m'avaient aussi laissée sur le carreau.

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    1. Tu me rassures, je me disais déjà que j'étais passée à côté de ce qu'on appelle la culture générale :P

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  5. Je me souviens d'avoir acheté un recueil complet de ses nouvelles à New York en 1992, et de l'avoir lu trois ans plus tard - pas facile, mais effectivement, quand on capte, c'est excellent.

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