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10 mars 2013

Je me tiens devant toi nue - Joyce Carol Oates


Publié aux USA en 1991 et traduit en français 10 ans plus tard, "Je me tiens nue devant toi" est un recueil de courtes scènes destinées au théâtre et signé de la plume de l'américaine Joyce Carol Oates.

12 voix de femmes. 12 monologues désespérés et autant d'existences cabossées par la vie, et surtout par les hommes.
12 femmes mises à nu, dévoilant leur intimité au lecteur, tantôt pris à témoin tantôt assimilé à ceux-là mêmes qui leur ont fait du mal.
Une institutrice sur le point de dépuceler l'un de ses élèves dans un motel. Une bonne chrétienne attendant la libération de son mari condamné pour les viols et les meurtres de plusieurs femmes.
Une gogo-danceuse violentée revenue d'entre les morts. Une anorexique en prise avec le sentiment de sécurité et de contrôle que lui procure sa maladie. Une malade mentale priant pour un Holocauste nucléaire.
Une future mère célibataire dialoguant avec son bébé à naître. Un choeur de femmes scandant la solitude, le besoin de reconnaissance, la soif d'amour comme seul salut tandis que Norma Jeane pose pour le calendrier "Golden Dreams" sous l'oeil averti de...Marilyn Monroe.

" Pourquoi l'amour...le fait de faire l'amour...ça vous rend pas heureux les mecs ? Pourquoi comme ça, des fois, pourquoi vous voulez faire du mal? Comme...de tuer ? Vous ne frapperiez pas la terre, hein dites, le sol, vous piétineriez pas une p'tite pousse verte pas vrai, j'veux dire le corps de votre maman c'est tout pareil, vous en sortez et elle vous a donné le sein et tout, alors, le corps d'une autre femme devrait pas vous pousser à faire du mal, j'veux dire pourquoi ça devrait ?
J'veux dire ça devrait ou quoi ? J'veux dire l'amour...le côté lumineux de la lune qu'on peut voir...puis il y a la mort, le faire la mort...le côté noir de la lune qu'on peut pas voir. Mais tu sais que c'est là. 
Ok cette dernière fois, c'est la pire connerie d'Yeux d'Ange en trente-deux ans, j'veux dire LA PIRE pour sûr. J'aurais juré que c'était un type bien...ouais !" p.33

Jusqu'à présent, je ne connaissais Oates qu'au travers de quelques-uns de ses romans et lorsque j'ai eu vent de l'existence de ce recueil, j'y ai vu l'occasion de découvrir l'auteure dans un autre registre.
En lisant le résumé, j'ai pensé à une sorte de "Monologues du vagin" mais en beaucoup plus torturé. Du Oates quoi.
De romans en romans, l'auteure a toujours réussi à me plonger dans des spirales infernales dont je ressortais en m'interrogeant à chaque fois sur ma propre santé mentale. Pourquoi suis-je attirée par ses récits malsains, foncièrement amers et dangereusement réalistes ? Je dois juste être complètement maso, je ne vois que ça. Mais à en juger par la taille de son lectorat, il semblerait que je sois loin d'être la seule.

Fidèle à ses thèmes de prédilection, l'auteure nous propulse cette fois encore (ou plutôt 12 fois dans ce cas-ci) dans une Amérique simple d'esprit et bien souvent aveuglée par de ferventes croyances religieuses auxquelles on se raccroche vaille que vaille.
Autant dire que les hommes y sont comme toujours pervers et violents et que Dieu ne changera rien à l'affaire (j'ai oublié de mentionner qu'à chaque fois que je finissais un texte de Oates, il me venait une envie subite de castration chimique et de brûlage de crucifix, raison pour laquelle je lis l'auteure avec parcimonie. Hum...bref...je ne m'étendrai pas davantage sur le sujet).
Qu'elles soient issues d'un milieu aisé ou livrées à elles-mêmes, les femmes dont il est question ici évoluent dans des univers oscillant entre cauchemar et réalité.
Certaines continuent d'entretenir une illusion autour de Dieu, d'un homme ou d'un fantasme inassouvi, tandis que pour d'autres il est tout simplement trop tard que pour retrouver le court normal de leur vie.

Je n'ai pas été surprise par le fond mais plutôt par la forme de ces textes à l'écriture brute, familière          (parfois vulgaire mais sans être crue), exaltée, parfois tellement délirante que je n'arrivais plus à suivre.
Il n'est pas rare que l'on trouve ce type de monologues dans les romans de l'auteure, mais dans ce cas-ci, décontextualisés, concentrés sur eux-mêmes, certains m'ont fait l'effet d'énigmes impossibles à résoudre.
 
Ceci dit, rien que pour le dernier texte - Miss Golden Dreams - hommage aussi amer qu'émouvant à Norma Jeane/Marilyn Monroe, je ne regrette finalement pas cette lecture.




3 mars 2012

Ils étaient tous mes fils - Arthur Miller


Parue aux USA en 1947 et disponible en français depuis le 2 février dernier, "Ils étaient tous mes fils" est une pièce en 3 actes de l'écrivain et dramaturge américain Arthur Miller, auteur notamment de "Mort d'un commis voyageur", "Les Sorcières de Salem" ou encore de "Les Misfits".

Assis à lire les petites annonces dans son jardin, Joe Keller voit débarquer son fils Chris qui lui annonce l'arrivée imminente d'Annie, la jeune femme qu'il a l'intention de demander en mariage.
Devant la surprise de son père, Chris tente de le convaincre de lui témoigner son soutien au moment où il annoncera la nouvelle à sa mère.
Il faut dire que Kate Keller aurait certainement des raisons de s'opposer à ce mariage compte tenu du fait qu'Annie était auparavant fiancée à Larry, son autre fils disparu durant la guerre et dont elle n'a jamais accepté de reconnaître la mort.
Alors que les messes basses vont bon train, la petite famille reçoit la visite impromptue de George, le frère d'Annie qui est bien décidé à confondre Joe dans une affaire de joints de culasse défectueux vendus durant la guerre.
Se pourrait-il que la justice ait mis à tort son père derrière les barreaux en lieu et place de Joe, son ancien associé ?

Bien que je connaissais Arthur Miller de nom et de par son mariage avec Marilyn Monroe, je ne l'avais encore jamais lu.
C'est maintenant chose faite et je ne regrette absolument pas le voyage dans cette Amérique d'après guerre aux valeurs douteuses !
J'ai été soufflée par la capacité de l'auteur à évoquer tant de sujets en si peu de pages et par la seule force du dialogue.
Au centre de la pièce (et du débat) se trouve Joe Keller, un homme pressenti comme pragmatique, préférant les petites annonces aux informations et qui, au motif de faire le bonheur et la fierté de ses enfants, semble substituer l'argent à toute valeur morale.
Sa femme Kate, qui occupe le rôle de "Maman", se fait la complice tourmentée de son mari, l'accompagnant dans ce souci de sauver les apparences, de protéger sa famille en dépit des circonstances tandis que son mari et son fils tâchent de préserver ses nerfs.
Bien que dépourvue de lucidité quand il s'agit d'évoquer son fils disparu, cette maman poule se montre plus clairvoyante qu'elle n'y paraît.
Leur fils Chris aspire à vouloir mener une vie à contre-courant tout en restant l'obligé de son père. Avec Anne et George, il incarne la naïveté et la jeunesse trahie par les secrets du monde adulte.
Tous les personnages de ce huis-clos assument parfaitement leurs penchants naturels, à commencer par Joe Keller qui tirera une énorme leçon de ses actes passés mais pas de la meilleure manière qui soit car ce sera encore une fois son individualisme, la conscience d'avoir perdu ses biens les plus précieux, qui lui fera mesurer toute l'ampleur d'une décision qu'il pensait être la bonne.

" Franck a raison dans un sens : tout homme a son étoile. L'étoile de son intégrité morale. Et toute sa vie, il essaie de s'y accrocher.
Une fois qu'elle est éteinte, elle ne se rallume plus." p.172

Les secrets de famille prennent ici une tournure dramatique. L'admiration des enfants pour leurs aînés vole en éclats et l'on entend d'ici Arthur Miller ironiser sur les profits tirés de la guerre et le beau modèle d'honnêteté transmis à la nouvelle génération.
Même si j'ai senti le vent venir au fil de cette tension croissante, je me suis demandée sur quelle leçon Miller ferait tomber le rideau.
La conclusion s'avère pour le moins amère dans ces dernières lignes qui voient rapidement se succéder le déni de responsabilité, la prise de conscience mal placée et finalement la lâcheté tandis qu'il se murmure que quand la justice des hommes fait mal son boulot, une autre s'en charge.

Autant vous dire que je compte bien découvrir d'autres oeuvres d'Arthur Miller !



MERCI à Cécile Ruelle et aux éditions de m'avoir offert ce livre !

23 septembre 2010

L'importance d'être constant - Oscar Wilde


"L'importance d'être constant" est la dernière pièce de théâtre, écrite en 1895, de l'écrivain et dramaturge irlandais Oscar Wilde.
"L'importance d'être constant" est l'histoire d'une double imposture. Alors qu'Algernon Moncrieff s'apprête à recevoir sa tante Lady Bracknell et sa cousine germaine Gwendolen Fairfax, son ami Constant Worthing débarque à l'improviste et prétend vouloir épouser Gwendolen.
Algernon lui demande alors des explications sur une certaine Cecily dont le nom figure sur l'étui à cigares de Constant.
Les deux hommes se rendent compte que pour échapper à certaines de leurs obligations, ils existent tous deux sous une double identité : Constant se fait prénommer Jack à la campagne et Algernon à la ville devient quant à lui Bunbury.

" J'adore les ennuis. Il n'y a que cela de sérieux." p.103

J'ai adoré retrouver les personnages de cette succulente comédie ! Wilde s'attaque avec un humour inégalable aux coutumes et institutions de ce microcosme qu'est la haute société anglaise à l'époque victorienne et dont il s'attache à souligner la superficialité et l'hypocrisie.
Religion, mariage, famille, propriété privée, argent. Sous le couvert de l'absurde, l'auteur glisse dans la bouche de ses personnages des considérations sur ce qu'il estime être des obstacles au bonheur et à la liberté de tout un chacun.

" Je ne vois pas très bien ce qu'il y a de romantique à faire une demande en mariage. C'est très romantique d'être amoureux. Mais il n'y a rien de romantique dans une demande en bonne et due forme. Après tout, on peut toujours vous dire oui ! Et c'est ce qui se produit, je crois, la plupart du temps. Après, la flamme retombe. L'essence même d'une histoire d'amour, c'est l'incertitude.
Si jamais je me marie, je suis certain que je ferai tout pour l'oublier." p.57

" La famille ne prête jamais d'argent et ne fait jamais crédit, même quand on a du génie. Elle fait penser au public, mais en pire." p.91

" Toutes les femmes finissent par ressembler à leur mère : voilà leur drame. Mais cela n'arrive jamais aux hommes : voilà le leur." p.93

" Mon cher, il est bien plus intelligent de dire des sottises que d'en écouter, et c'est également beaucoup plus rare, en dépit de ce que peut dire tout un chacun." p.195

" Je vous dirais franchement que je ne suis pas favorable aux longues fiançailles. Elles donnent l'occasion de découvrir la personnalité de son futur époux avant le mariage, ce qui, selon moi, est toujours à déconseiller." p.211

Adeptes de la farce et du second degré, je vous recommande vivement cette pièce pour ses quiproquos, son humour décapant et la finesse de ses dialogues ! Si vous avez l'occasion de la découvrir en anglais (ou en version bilingue comme ce fut mon cas), n'hésitez pas !

J'ajouterais que son adaptation cinématographique, réalisée par Oliver Parker en 2003, est particulièrement réussie !



D'autres avis : Karine:) - Manu

20 juillet 2010

Petits crimes conjugaux - Eric-Emmanuel Schmitt


"Petits crimes conjugaux" est une pièce de théâtre parue en 2003 et signée Eric-Emmanuel Schmitt, dramaturge, nouvelliste et écrivain franco-belge à qui l'on doit notamment des titres tels que "Oscar et la dame rose", "La part de l'autre", "L'enfant de Noé" ou encore "Ulysse from Bagdad".
Gilles et Lisa forment un couple depuis 15 ans. Malheureusement, une mauvaise chute dans l' escalier a rendu Gilles amnésique et le voilà à présent de retour chez lui, puisant dans ce qu'il lui reste de souvenirs pour tenter de reconstruire son passé et découvrir l'homme qu'il était encore 15 jours plus tôt. Qui pourrait mieux l'aider dans cette voie que son épouse?

Lu dès sa parution, "Petits crimes conjugaux" m'avait laissé un très bon souvenir que j'avais hâte de mesurer avec le recul de quelques années.
Difficile de donner ses impressions sur une pièce de théâtre sans l'avoir vue et en se cantonnant à l'écrit car il faut bien reconnaître qu'un bon jeu d'acteurs contribue largement à faire vivre (et apprécier) un texte.
Au lieu de se deviner à la moue et aux agissements des comédiens, les expressions et réactions des personnages sont annotées dans le texte, ce qui peut plonger le lecteur dans une certaine passivité ressentie comme dérangeante.
Etant donné que j'ai pour habitude de me représenter les personnages intervenant dans mes lectures, j'ai lu cette pièce comme s'il s'agissait d'une nouvelle.
Comme le disait Louis Jouvet, "une pièce de théâtre est une conversation" et c'est précisément le cas ici où le specta-lecteur partage les répliques échangées entre Gilles et Lisa qui s'entretiennent de ce qu'était leur quotidien avant l'accident de Gilles.

Ainsi Gilles, qui ne conserve aucun souvenir de leur passé commun, se découvre dans les propos de la femme qui partage sa vie depuis 15 ans.
Il apprend qu'il écrit des romans policiers, qu'il peint, qu'il a toujours délaissé les tâches ménagères et qu'il semble avoir des théories sur tout, notamment sur l'amour auquel il a d'ailleurs consacré un livre intitulé "Petits crimes conjugaux".

" Le couple est une maison dont les habitants possèdent la clé. Si on les enferme de l'extérieur, elle devient une prison et eux des prisonniers." p.102

Et croyez-moi, cette mise en abyme ne relève pas du hasard ! De révélation en révélation, le lecteur se retrouve plongé à la manière d'une intrigue policière dans le quotidien de deux fins limiers bien décidés à percer les secrets de l'autre.

L'amour est-il inconditionnel? Connaît-on jamais réellement celui ou celle qui partage notre vie? A travers les propos de Gilles et Lisa, Schmitt aborde avec justesse ce qui fait le sel de toutes les relations amoureuses, la confiance, tout en examinant les différences qui résident entre les hommes et les femmes.
" GILLES. Les hommes sont lâches, ils refusent de voir les problèmes chez eux, ils veulent continuer à croire que tout va bien. Les femmes, elles, ne détournent pas la tête.
LISA. Ecris ça dans ton prochain livre, tu gagneras des lectrices.

GILLES. Les femmes affrontent les problèmes, Lisa, mais elles ont tendance à croire qu'elles sont elles-mêmes le problème, que l'usure du couple tient à l'usure de leur séduction, elles s'estiment responsables, coupables, elles ramènent tout à elles.

LISA. Les hommes pêchent par égoïsme, les femmes par égocentrisme.

GILLES. Un partout. Match nul. " p.113
" La caractéristique des hommes, c'est qu'ils refusent leur destin. Ils préfèrent leur liberté. Mais qu'est-ce que c'est, une liberté qui ne s'engage pas? Une liberté creuse, vide, inconsistante, une liberté qui ne choisit rien, une liberté velléitaire, une liberté préventive. Les hommes fantasment la liberté plus qu'ils ne l'utilisent, ils la gardent précieusement sur une étagère au lieu de l'employer. Là, elle sèche, se racornit et meurt bien avant eux. Car la liberté n'existe que si l'on s'en sert. Les hommes sont silencieusement romanesques : ils vivent quelque chose et se racontent autre chose. Ils doublent leur vie d'une autre vie, secrète, désirée, imaginée, dont ils sont les poètes muets." p.114

Je sais que l'on reproche souvent à l'auteur d'arroser abondamment ses textes de prêchi-prêcha philosophiques et de bons sentiments. Et j'avoue avoir été déçue en ce sens par ses derniers romans.
Mais j'ajouterais que ses pièces sont vraiment à distinguer du reste de son oeuvre et je vous recommande allègrement celle-ci que j'aurais tant voulu voir jouée par Charlotte Rampling et Bernard Giraudeau !
Malheureusement, l'homme nous ayant quittés samedi, je devrai me contenter du dvd ou de la performance d'autres acteurs un jour prochain...


Initialement publiée aux éditions Albin Michel, vous retrouverez également cette pièce dans le tome 3 consacré au théâtre d'Eric-Emmanuel Schmitt et paru au Livre de Poche.

Un autre avis : Anneso

"Petits crimes conjugaux" était une relecture choisie dans le cadre d'un hommage à Eric-Emmanuel Schmitt, proposé par Pimprenelle.

25 décembre 2008

Voici la vie...


Reproduction - conservation - régulation : tels sont les 3 thèmes abordés par Coralie dans une conférence consacrée aux origines de la vie.
Faute de dias, la jeune femme rebondit comme elle peut.

Quand une conférence scientifique se voit transformée en confession cynique, ça donne ça :
« Ca fait quatre milliards et demi d'années que la vie est apparue à la surface de la terre et quoi qu'on puisse en penser, la multiplicité de ses formes ressemble plus à un étalage de prétentieux gadgets de luxe qu'à l'expression d'un véritable talent »

« Au moment où cette infecte salope de Lucy se dit qu'elle en avait assez d'être une putain de guenon de sa mère et qu'il était temps de devenir une femme, et que la plus grande partie de sa descendance humaine allait devenir de pauvres petits bonshommes terrorisés et de pauvres petites bonnes femmes et que quoi qu'on en dise il n'y en a pas un seul pour une seule fois donner l'exemple »

« Je ne sais pas si, quand mon père a rencontré ma mère, il y a eu l'apparition de ce sentiment, vous savez... Ce truc libre de droit dont on se sert dans les publicités et tout, dont on se sert pour vous faire regarder la télé... L'amour... »

En parlant de la grenouille : « Assez mystérieusement, malgré son sang-froid, sa couleur de crotte de nez et son contact visqueux, c'est un être vivant qui attire plutôt la sympathie. Sans doute parce que sa façon de nager la brasse nous fait penser à la piscine que la piscine nous fait penser aux vacances et que les vacances nous font penser à une période de l'année un peu plus propice à la reproduction... Mais oui... Tout est dans tout... »
Seul bémol : la fin est assez surprenante ( pour ne pas dire horrible...) mais malheureusement préssentie par l'agencement du décor.

16 octobre 2008

Confessions d'une non-bricoleuse célibataire


Sans transition aucune, bienvenue sur mon nouveau blog!

La lecture du titre de cet article laisse aisément présager de la fin de ma semaine bricolage qui s'est soldée par le montage de ma nouvelle armoire.
Je mentirais si je disais que le mérite m'en revient car il n'en est rien...
Comme quoi les joies du célibat ne font pas toujours le poids ( à presque 100kg l'armoire, il y a même de quoi vouloir devenir mormon...).
Un grand MERCI à Sam et Antoine pour leur efficacité et leur disponibilité ;)


Voilà donc le résultat de deux soirées et de 26 pages (!!!) de plan de montage :



Au prix de l'armoire et des efforts déployés pour la monter, elle a intérêt à tenir debout ( d'autant qu'elle pèse le triple de l'ancienne, mon pied la redoute déjà...).

En parlant de mon pied vraisemblablement de type égyptien, il semblerait que l'un de ses orteils, le troisième ( je vous aurais bien gratifié du nom scientifique de la chose mais la chose n'en a pas) soit cassé, aux dires de la pharmacienne de mon quartier.
Etant donné la relation conflictuelle que j'entretiens avec les hôpitaux, je pense que je vais laisser bibi se reposer gentiment ( ce qui évitera au Docteur Carter le choix cornélien entre l'amputation et la prévention de la gangrène, concernant le mauvais pied évidemment ;))


Luna a également participé à chat-façon à ma semaine bricolage en cassant mon miroir ( chat noir + miroir cassé = 14 ans de malheur???).
J'ai également eu l'agréable surprise de découvrir l'état du mur contre lequel se trouvait mon ancienne armoire ( beurk).
Je dirais bien que le relief a son charme mais pas dans ce cas-ci. J'ai plutôt l'impression de vivre dans une banlieue sinistrée...

Côté boulot, les nouvelles sont (trop) rares et confirment mes appréhensions quant à ma maîtrise hasardeuse du néérlandais ( moi qui pensais qu'à partir du français il suffisait d'ajouter "eren" à tous les verbes :D).

Mon quotidien du moment ressemble étrangement à l'émission "Next" le tout sur l'air de "C'est quand le bonheur?" de Cali mais heureusement, j'ai mes petites compensations :

- mardi 21/10 : " Hygiène de l'assassin " - Public
- samedi 6/12 : " Je m'appelle Rachel Corrie " - Poche
- samedi 20/12 : " Les origines de la vie " - Poche
- samedi 7/2 : " Chatroom " - Poche
- samedi 25/4 : " Fatpig " - Poche
- samedi 13/6 : " L'île " - Poche


To be continued...