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26 novembre 2012

L'étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde - Robert Louis Stevenson


Publiée en 1886, "L'étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde" est une nouvelle écrite par l'écrivain écossais Robert Louis Stevenson, également auteur du célèbre "L'Ile au Trésor".

Dr Jekyll et Mr Hyde ou le récit d'une expérience qui a mal tourné.
A Londres, au cours d'une année non précisée mais que l'on devine située à la fin du 19ème siècle, le notaire Mr Utterson s'entretient avec son cousin du mystérieux Mr Hyde, un être aussi laid que malfaisant que celui-ci affirme avoir vu agresser une petite fille avant de se retrancher dans la demeure du bon Dr Jekyll.
Utterson n'est pas au bout de ses surprises puisqu'il apprend que son vieil ami le Dr Jekyll vient de léguer tous ses biens à Mr Hyde dans le cas où il lui arriverait malheur endéans les 3 mois.
Inquiet, Utterson se rend alors chez le Dr Lanyon, un ami commun, qui lui affirme que lui et Henry Jekyll se sont disputés pour cause de différents scientifiques.
Et tandis qu'Utterson tente de comprendre ce qui peut bien avoir poussé son ami à héberger cet ignoble individu, plusieurs meurtres sont perpétrés en ville...

 " Permettez que j'emprunte mon propre chemin de ténèbres. J'ai attiré sur moi un châtiment et un péril qu'il m'est impossible de nommer. Je suis le plus grand des pêcheurs, je suis également la plus grande des victimes.
Je n'aurais jamais cru que le monde puisse renfermer un endroit de souffrances et de terreurs aussi déshonorantes. Vous ne pouvez faire qu'une chose pour soulager mon destin, Utterson, c'est respecter mon silence." p.69

L'histoire du Dr Jekyll et de Mr Hyde a donné lieu à de nombreuses (ré)interprétations. Pour ma part, la seule que je connaisse pour l'avoir vue un millier de fois date de 1990 et consiste en un téléfilm dans lequel Michael Caine campait magistralement le personnage du Dr Jekyll.



Je me souviens de ces vendredis soirs passés devant la télé avec mon frère chez mon père où nous venions un weekend sur deux. Il arrivait fréquemment que nous enregistrions les films pour les revoir ensuite. Trompant la vigilance de mon père qui tombait de sommeil au bout du premier film de la soirée, nous restions tous deux scotchés à l'écran, attendant impatiemment le second film, beaucoup plus trash que le premier :)
J'ai ainsi vu à l'âge de 8 ans "Carrie au bal du Diable", adaptation du roman de Stephen King qui m'a véritablement traumatisée (bon sang la scène avec la mère et les couteaux de cuisine ! Pendant longtemps, je n'ai plus osé regarder le socle à couteaux de notre propre cuisine, comprendra qui pourra ^^), "Misery"( ah les pauvres jambes de Paul Sheldon !) et bien d'autres encore parmi lesquels figure "Jekyll &Hyde".
Ce n'était pas le film le plus gore du lot et pourtant c'est sans doute celui qui aura le plus bercé marqué mon enfance abondamment nourrie de Disney et de contes peuplés de personnages clairement définis comme bons ou mauvais; puis questionnée ensuite quant à cette possibilité que puissent coexister le bien et le mal au sein d'une même personne.
Malgré mon vif intérêt pour ce film, je n'avais toutefois jamais poussé la curiosité jusqu'à chercher l'histoire originale, préférant conserver intacts mes souvenirs VHS.
Allez savoir pourquoi j'ai fini par me décider, réalisant qu'à l'instar de "Dracula" ou de "Frankenstein", il est finalement des histoires que l'on connaît sans vraiment les connaître, parce qu'on en a vu une adaptation ciné ou qu'on en a tellement entendu parler par d'autres.
En faisant une recherche sur les différentes éditions existantes, je suis tombée sur la présente couverture qui m'a tout de suite tapée dans l'oeil (ce qui m'arrive plutôt rarement dans la mesure où je ne considère pas l'esthétique d'un ouvrage comme un facteur déterminant à son achat).
Comble de chance, j'ai justement pu acquérir dans la même collection (Marabout Fantastic) "Dracula" et "Frankenstein".

 

Etant donné que Marabout a décidé de ne plus rééditer cette collection, à moins d'avoir beaucoup de chance dans votre librairie, je vous conseille de vous orienter vers Am****ou autre si vous souhaitez acquérir l'un de ces ouvrages.

Sur ce, il serait peut-être temps que je vous explique en quoi l'histoire du Dr Jekyll et de Mr Hyde m'a plu et continue de me plaire.
Plus j'y pense, plus je me dis que ce n'est pas tant l'aspect épouvante (les lecteurs assidus de ce blog savent que je ne suis pas naturellement attirée par le genre) que tout le questionnement psychologique et éthique entourant le Dr Jekyll/Mr Hyde qui fait mon intérêt pour cette histoire.
Stevenson entretient un certain mystère autour de ce Dr Jekyll, médecin respectable et aimé de tous que l'on s'attend, vu l'époque, à voir marié et père de famille.
Or il n'en est rien (le personnage joué par Cheryl Ladd dans le téléfilm a donc été créé de toutes pièces) et l'on devine déjà chez le médecin un certain goût pour la réclusion.
Bien qu'à l'aise en société, le Dr Jekyll occupe son temps libre à des recherches de l'ordre du transcendantal et du mystique, ce qui n'est pas du goût de tout le monde, particulièrement de celui de ses confrères.
Comme il le dit lui-même dans sa confession qui parachève la nouvelle, il s'est toujours intéressé à la "nature duelle de l'être humain", estimant que chacun possède en lui une part de bien et une part de mal indissociables.
Tiraillé lui-même par ces deux composantes de l'âme, il décide un jour de se prendre lui-même pour sujet d'expérimentation, usant d'une obscure chimie qui lui permet ainsi de créer ou plutôt de révéler Mr Hyde.
Le premier résultat dépasse ses attentes. Libre et en sécurité dans cet autre corps inconnu de tous, délesté de sa vertu et du contrôle de soi, Henry Jekyll peut ainsi agir à sa guise et assouvir ses pulsions longtemps réfrénées, en dépit et aux dépens des autres.

" Comme je l'ai dit, les plaisirs que, sous mon déguisement, je me hâtai de chercher étaient immondes, inutile d'employer un autre mot. Mais entre les mains d'Edward Hyde, ils ne tardèrent pas à virer au monstrueux.
Lorsque je revenais de mes expéditions, j'étais souvent en proie à une sorte d'étonnement face à ma dépravation par procuration. Le démon familier que j'avais extirpé de mon âme et lâché en toute liberté à ses propres réjouissances était empreint d'une malignité et d'une bassesse absolues; la moindre de ses actions, la moindre de ses pensées étaient centrées sur lui-même; il se repaissait avec une avidité bestiale du plaisir que lui procuraient toutes les tortures imaginables qu'il infligeait aux autres; il était implacable comme une statue de marbre.
Parfois, Henry Jekyll était horrifié par les crimes d'Edward Hyde, mais la situation échappait aux lois humaines, ce qui apaisait insidieusement sa conscience.
Après tout, c'était Hyde, et lui seul, qui était coupable. Jekyll n'avait pas changé; il se réveillait toujours doté des mêmes qualités apparemment intactes; il s'empressait même, quand cela était possible, de réparer le mal fait par Hyde. Ainsi sa conscience sommeillait. " p.128
Mais, comme on pouvait s'y attendre, ça dérape. Le médecin est allé trop loin et finit par devenir esclave d'une expérience - cette "double vie irréversible" - qu'il ne maîtrise plus.
C'est bien cette perte de contrôle (il ne décide plus quand il est bon ou mauvais), et non un élan de remords face à ses crimes, qui place le Dr Jekyll face à un second dilemme. Après s'être interrogé sur la façon de dissocier le bien du mal au sein d'un seul être, il se demande à présent comment éradiquer définitivement le second...

Comme le Dr Jekyll, je suis d'avis que chaque individu possède une part de bien et de mal différemment réparties en fonction de chacun. Je pense aussi qu'aucun individu ne peut se targuer de n'avoir jamais commis aucun pêché quel qu'il soit, cédé à la moindre lâcheté ou proféré moins d'un mensonge, d'une menace ou d'une toute petite mauvaise pensée à l'égard de quelqu'un.
De là à dire que chacun de nous est un serial-killer qui se cherche, bon quand même... :)

Je recommande donc ce coup de coeur (mais ça vous l'aurez aisément deviné) pour son ambiance nébuleuse qui n'est pas sans rappeler celle de "Jack l'Eventreur" (même époque, même ruelles sombres londoniennes, même climat de tension), son écriture très visuelle qui vous happe de gré ou de force et pour la grande habilité de son auteur à se plonger au coeur de la noirceur de l'âme humaine.

A bon entendeur :)




25 janvier 2010

La Dame pâle - Alexandre Dumas


"La Dame pâle" est un conte fantastique écrit par Alexandre Dumas en 1849.
Ce conte nous plonge dans le récit mystérieux d'Hedwige, une Polonaise ayant fuit son château durant la guerre de 1825 opposant la Russie et la Pologne pour rejoindre les monts Carpathes, situés dans une région infestée de brigands.
Suite à une bataille, elle est recueillie par Grégoriska, héritier de la famille Brocovan, qui la conduit dans son château où vivent également sa mère Smérande et son demi-frère Kostaki.
Rapidement, les deux frères tomberont amoureux de la jeune femme. Le triangle amoureux ne prendra fin qu'une fois que le sang aura été versé...

Vous l'aurez sans doute remarqué, une vague vampirique s'est progressivement répandue dans les librairies et la blogosphère depuis quelques mois.
N'étant pas spécialement une fan de bit-litt, je ne rechigne toutefois pas à découvrir une petite histoire de vampires de temps en temps (preuve en est, j'ai quand même vu les 2 adaptations de "Twilight" ^^).
Bien qu' "Edward" sonne plus joliment à mon oreille que "Grégoriska", je dois reconnaître avoir passé un bon moment de lecture avec ce conte fantastique.
Les éléments attribués au genre du conte sont bien présents ( distinction entre le bien et le mal et personnages manichéens, princesse, château, histoire d'amour).
Même si le romantisme se dénote dès le début du récit, celui-ci se voit obscurci par les mystères entourant la famille Brancovan ainsi que par les événements tragiques qui toucheront à différents niveaux tous les personnages du conte.
Je ne suis pas encore motivée à découvrir "La reine Margot" ou "Les quatre mousquetaires" mais je dois reconnaître que Dumas a pour lui un indéniable talent de conteur, particulièrement illustré dans les descriptions des Carpathes, et a, en ce sens, réussi à me surprendre positivement avec ce récit!


" Nos monts Carpathes ne ressemblent point aux montagnes civilisées de votre Occident.
Tout ce que la nature a d'étrange et de grandiose s'y présente aux regards dans sa plus complète majesté. Leurs cimes orageuses se perdent dans les nues, couvertes de neiges éternelles ; leurs immenses forêts de sapins se penchent sur le miroir poli de lacs pareils à des mers; et ces lacs, jamais une nacelle ne les a sillonnés, jamais le filet d'un pêcheur n'a troublé leur cristal, profond comme l'azur du ciel; la voix humaine y retentit à peine de temps en temps, faisant entendre un chant moldave auquel répondent les cris des animaux sauvages : chant et cris vont éveiller quelque écho solitaire, tout étonné qu'une rumeur quelconque lui ait appris sa propre existence." p.15

Je compte par ailleurs découvrir un roman de sa descendance prochainement!


D'autres avis : George - Pimprenelle - La Liseuse - Thalia - Soukee

"La Dame pâle" était une lecture commune avec George dont j'ai hâte de découvrir le billet!


17 décembre 2009

Le Parlement des fées tome 2 - John Crowley


Souvenez-vous, je vous avais déjà parlé du tome 1 : "L'orée des bois".
Voici donc le billet consacré au tome 2 intitulé "L'art de la mémoire" (et dieu sait qu'il m'en a fallu pour retrouver qui, quoi, où, comment, pourquoi et avec qui).
Heureusement, le second tome débute par un arbre généalogique qui permet ainsi au lecteur de retrouver les liens (voire même d'en découvrir certains qui auraient échappé à la lecture du premier tome) entre les différents personnages.
Nous revoici donc plongés dans l'histoire, ou devrais-je dire, les histoires de Smocky et de la famille Drinkwater.
Smocky a grandi, s'est marié à Daily Alice Drinkwater, avec laquelle il a eu 4 enfants ( l'un d'entre eux porte d'ailleurs le même nom que l'arrière-grand-père, une subtilité dont il vaut mieux avoir connaissance pour ne pas s'emmêler les pinceaux et transformer ce récit en histoire de zombies).
A nouveau il est question de cette fatalité du conte à laquelle obéissent, tels des moutons de Panurge, tous les personnages.
Tous sauf un (hé oui il fallait bien un rebelle dans l'histoire) : Auberon, qui a quitté Edgewood pour rejoindre la ville.
L'histoire ne s'achèvera pas sans conflits, il y aura une guerre et il s'agira de tout réinventer (à noter qu'à l'inverse d'un conte, l'histoire se termine par "il était une fois").

Cette histoire est un sacré mic mac et c'est peu dire! Tous les éléments s'emboîtent les uns dans les autres tels des poupées russes sans être pour autant limpides...
Le lecteur en apprendra davantage sur ce "monde à l'intérieur des mondes" mais certaines questions demeurées en suspens sont à peine élucidées qu'en surgissent d'autres dont les réponses se veulent sans cesse plus mystérieuses (ou parfois tout simplement absentes).
La narration se compose ainsi de longues promenades à travers les époques, les événements, les secrets, les généalogies, l'auteur envoyant souvent balader le lecteur, usant (et abusant) de bugs dans la matrice...
Un genre de crossing-over entre Peter Pan et Dallas (mais sans le pétrole).
Cela dit, j'ai tout de même apprécié les descriptions de cette vie en communauté façon kibboutz ainsi que le style très poétique de l'auteur incontestablement doué pour nous faire partager les joies de la vie en pleine nature.
J'ajouterais également que je ne me trouvais pas dans des conditions optimales pour découvrir ce second tome.
Ma lecture fut très fragmentaire, je recommanderais donc aux futurs lecteurs de découvrir ce livre d'une traite et d'enchaîner directement les deux tomes. La lecture en sera selon moi déjà plus fluide.
Je la conseillerais également aux amateurs de fantasy, aux rêveurs que l'imaginaire et les envolées lyriques n'effraient pas car j'ai constaté que bien souvent mon côté terre à terre et "l'envie d'avancer pour enfin savoir" avaient tendance à quelque peu obscurcir ma perception de tous ces détails glissés par l'auteur et dont j'ai peut-être relativisé l'importance...

Bref, un roman pas facile qui nécessite du temps, de l'attention ainsi que l'abandon de toute forme de rationalisme (c'est sans doute cet aspect qui me fit le plus défaut).
Ou peut-être simplement une relecture?

Un extrait qui résume plutôt bien ma lecture :


" Des gens en mouvement; des histoires commençant dans un rêve, et déversées par des acteurs sans discernement dans des oreilles chatouillées par le désir, puis s'arrêtant d'un coup; l'histoire redevenait rêve, et puis hantait les journées, répétée encore, et encore.
Les gens savaient où se trouvait la maison faite de temps, et se mettaient en route pour la trouver." p.444

D'autres avis : Thalia - Mazel - Mallou - Iluze - Jess - Tigger Lilly - Aily


MERCI encore à et aux Editions qui ont eu la gentillesse de m'offrir les deux tomes!

24 novembre 2009

Le Parlement des fées tome 1 - John Crowley


" Le Parlement des fées" est un roman de l'auteur américain John Crowley sorti en 1982 et récompensé dès sa sortie du prix World fantasy du meilleur roman.
Alors que la VO est vendue en un seul volume, la VF se compose de 2 tomes : "L'orée des bois" et "L'art de la mémoire".
Le tome 1 s'ouvre sur le départ de Smocky Barnable, jeune homme au passé familial quelque peu atypique, pour Edgewood où l'attend sa future femme Daily Alice Drinkwater.
D'ordinaire accoutumé à l'agitation de la ville, Smocky va devoir trouver ses marques dans ce petit monde au milieu des bois fonctionnant au ralenti et s'habituer à cette nouvelle vie en communauté.
Il découvrira qu'Edgewood (qui m'a d'ailleurs beaucoup fait penser à la petite ville de Spectre dans "Big Fish") est un lieu où derrière le passé des uns et des autres se cachent de drôles de mystères. Mais quels sont-ils?

"Le Parlement des fées" appartient au genre particulier de la "fantasy mythique" (merci Wikipédia) au sens où bien que le récit prenne place dans le monde réel, celui-ci se voit entrecoupé d'éléments empruntés au domaine du conte et du merveilleux.
Divisé en 3 livres eux-mêmes découpés par de nombreux intertitres, le premier tome est pour le moins énigmatique.
Alors que nous suivons l'histoire de Smocky et Alice, beaucoup de personnages interfèrent dans le récit ce qui a pour effet de ralentir la progression de l'intrigue.
Tous semblent croire à la destinée que leur prédisent les cartes mais prennent néanmoins le temps de réfléchir à leurs existences régies par la fatalité de ce conte, de ce monde à l'intérieur des mondes, dans lequel ils vivent.
Les détails foisonnent mais toujours par bribes, comme offerts en pâture au lecteur, et il n'est pas rare que celui-ci s'égare sur le chemin de la compréhension tant l'histoire en devient nébuleuse.
Comme il est de mise en général dans la fantasy, la nature et la rêverie tiennent une place majeure dans le récit au point que les notions de temps et de réalité deviennent confuses pour le lecteur.
Imaginez-vous en plein rêve ou plongé dans un tableau surréaliste. Alors que vous savez que tous les éléments sont réels, ceux-ci sont agencés de sorte à échapper à toute logique et réclament une clé voire des codes nécessaires au dénouement final.
Ce tome 1 me fait penser aux films de David Lynch et à cette phrase du réalisateur : " Je fabrique des mondes et je regarde si ils fonctionnent".
A ce stade-ci, je ne saurais en dire beaucoup plus car je ne sais toujours pas de quel monde l'auteur souhaite nous parler et je n'ai toujours pas aperçu de fées ou de Parlement.
Réponse, je l'espère, dans le tome 2...

Extraits :

" Les choses qui nous rendent heureux nous rendent sages." p.47

" Exceptez-vous Barbeule de prendre Daily Alice si pressante pour épouse, ivrement et sans crainte, pour l'ailleurs et pour le rire, dans l'âge au delà de l'heure, et de vous jurer fidélité aussi, tant c'est juste que la mort vous épargne?" Il leva les yeux d'un air interrogateur.
"Oui" dit Smoky. "Moi aussi" dit Daily Alice.
"Les agneaux", dit le Dr Word. "Je vous éclaire, punis par les liens sacrés du mariage."
Aaaah, s'enthousiasmèrent tous les invités de la cérémonie avant de s'éparpiller en murmurant." p.115

" Elle lui avait tout donné. Elle-même. Pourquoi aurait-elle du lui donner autre chose? Et pourtant, alors même qu'il le disait, il se souvint du véritable cadeau qu'elle lui avait offert lors de leur nuit de noces. "Elle m'a donné son enfance", dit-il fièrement. "Parce que je n'en avais pas une à moi. Elle a dit que je pourrais m'en servir chaque fois que je le voudrais." " p.156

D'autres avis : Thalia - Emma - Olya - Mallou - Jess - Lolo - Folfaerie - Mazel - Iluze - Lyra Sullivan - Aily

Un grand MERCI à et aux Editions qui ont eu la gentillesse de m'offrir les deux tomes!